Vous avez déjà eu envie d’un accompagnement qui “porte” la sauce, sans l’écraser, et qui donne ce plaisir doux et rassurant à chaque bouchée ? Le placali, c’est cette texture souple et lisse qui glisse sous la cuillère, légèrement acidulée, et tellement réconfortante. Dès qu’il chauffe, une odeur discrète de manioc monte, simple et familière, comme une cuisine de maison. On le voit se transformer : d’abord liquide, puis brillant, puis compact, jusqu’à devenir une pâte satinée qui se détache des parois. Le geste est hypnotique : tourner, lisser, sentir la résistance qui apparaît. Le petit secret, c’est de gérer l’eau : on retire ce qu’il faut après fermentation, puis on ajuste au feu doux pour obtenir une pâte ferme mais tendre. Avec une sauce graine, un gombo ou une soupe d’arachides, c’est un duo qui fait immédiatement “repas”.
PrintRecette de placali ivoirien
Le placali est une pâte de manioc fermentée, cuite puis travaillée jusqu’à obtenir une texture lisse, souple et homogène. Cette préparation sert d’accompagnement et se déguste surtout avec des sauces riches (graine, gombo, arachide). La fermentation apporte une légère note acidulée et améliore la tenue de la pâte à la cuisson. Le point technique clé est l’équilibre eau-chaleur : trop d’eau rend la pâte molle, trop peu la rend dure et difficile à lisser. La cuisson se fait à feu doux, en remuant sans interruption pour éviter les grumeaux et obtenir un rendu brillant.
Niveau de difficulté : Moyenne. Coût estimatif : Faible
- Temps de préparation: 20 minutes
- Temps de cuisson: 48 heures 30 minutes
- Temps total: 48 heures 50 minutes
- Rendement: 4 portions (~900 g de placali) 1x
- Category: Accompagnement
- Method: Casserole
- Cuisine: ivoirienne
- Régime: Végétarien
Ingrédients
- 1 kg de manioc frais (2 grosses racines)
- 800 ml d’eau (3 grands verres)
- 5 g de sel, facultatif (1 pincée)
Instructions (Étapes de préparation pas à pas)
- Couper les extrémités du manioc, puis inciser la peau sur la longueur et l’éplucher soigneusement : la chair doit être blanche et ferme.
- Rincer le manioc, puis le râper finement ou le broyer jusqu’à obtenir une pulpe humide : la texture doit ressembler à une semoule très fine.
- Transférer la pulpe dans un saladier, couvrir et laisser fermenter 48 heures à température ambiante : une fine couche d’eau et une légère odeur acidulée doivent apparaître.
- Retirer l’eau de surface avant cuisson : plus vous en gardez, plus le placali sera souple.
- Délayer la pulpe avec 400 ml d’eau pour obtenir un mélange fluide, puis verser dans une casserole : le liquide doit être homogène, sans gros morceaux.
- Chauffer à feu doux en remuant sans pause avec une spatule : la préparation doit épaissir, devenir brillante et commencer à se détacher des parois.
- Poursuivre la cuisson 10 minutes en tournant énergiquement : la pâte doit être lisse, compacte et sans grumeaux.
- Façonner en boules avec une spatule humidifiée et servir aussitôt : la surface doit être satinée et la pâte souple.
Notes
Retirez bien l’eau de surface après fermentation, puis réajustez seulement au besoin : ajoutez 50 ml d’eau, petit à petit, si la pâte devient trop ferme. Maintenez un feu doux et remuez sans interruption : c’est le geste qui garantit un placali lisse et brillant, sans grumeaux.
Valeurs nutritionnelles (par portion)
- Calories: 320 kcal
- Sucres: 3 g
- Sodium: 30 mg
- Lipides: 1 g
- Glucides: 76 g
- Fibres: 4 g
- Protéines: 3 g
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